Samira Joudi / Meknès – Maroc
Au cœur de la capitale belge, le siège du Centre européen a accueilli une soirée littéraire intitulée « L’Orient et l’Occident dans une rencontre européenne à Bruxelles », célébrant l’expérience de la poétesse qatarie Samira Obeid.
La soirée a été organisée conjointement par le Centre de Bruxelles pour les études supérieures, l’Institut européen d’études philosophiques, en partenariat avec l’Organisation arabe européenne pour l’échange culturel, l’Association des positions, l’Association des cultures et des communications, ainsi que le Centre culturel arabe. Ces partenariats ont reflété la diversité des espaces intellectuels qui célèbrent la poésie en Europe.
La soirée a été ouverte par un mot de bienvenue de la directrice exécutive de l’institut, Mme Naïma Daoudi, qui a souligné que la poésie est le langage le plus profond du rapprochement humain, et que l’espace européen a un besoin constant de tels ponts que la littérature construit entre l’Est et l’Ouest.
Ensuite, Mme Mokhtaria Benourine, présidente de l’Association « Des positions », est intervenue pour mettre en lumière l’importance des initiatives culturelles transfrontalières à une époque marquée par l’isolement numérique. Elle a souligné que la culture n’est pas un acte individuel, mais un réseau de relations qui revitalise la conscience collective.
La troisième intervention a été celle de M. Issam El Badri, président de l’Organisation arabe européenne pour l’échange culturel, qui a présenté une vision globale du rôle que jouent les communautés arabes dans la promotion de la culture orientale en Europe. El Badri a affirmé que la poésie reste l’un des arts les plus capables de transcender les frontières politiques et géographiques.
Les interventions se sont poursuivies avec M. Hussein Qassem, représentant du Centre culturel arabe, qui a appelé à soutenir la production littéraire arabe en Europe, afin qu’elle ne reste pas marginale ou limitée au public des communautés, mais qu’elle atteigne le lecteur européen à travers une présence diversifiée, la traduction et des projets communs.
Avec une présence unique, le témoignage du Dr. Tayeb Ould Laroussi, résident à Paris, a apporté la dimension humaine du parcours de la poétesse depuis ses débuts, et son désir précoce de transformer la douleur en langage, tout en évoquant des moments de son parcours poétique.
Dans le même contexte, l’enseignante-chercheuse Samira Bint Hachem Joudi de Meknès/Maroc est intervenue pour offrir une lecture critique approfondie des œuvres de la poétesse célébrée, s’attardant sur les principales caractéristiques de son écriture, axée sur le travail de la mémoire et l’approche de la douleur humaine, en plus de sa formulation d’images poétiques denses qui maintiennent le récepteur dans un état de vigilance émotionnelle, ouvrant son appétit à l’expérience de la poétesse et de la conteuse en même temps.
Après que la poétesse Samira Obeid ait récité ses poèmes en arabe et en français, traduits par Samira Joudi, accompagnée musicalement par le musicien Farid Hassan avec des notes de son oud, la rencontre s’est poursuivie avec une série de lectures poétiques, le poète syrien Yassine Al-Moussa d’Allemagne, Samira Hachem Joudi de Meknès/Moroc, et de Bruxelles, le Marocain Abdelaziz Nizam, et l’Algérienne Abida Allouache, puis le poète Mohamed Belhaloumi.
Le cercle de discussion s’est élargi par la suite avec un dialogue ouvert avec la poétesse Obeid, qui a répondu aux questions des participants touchant à son expérience personnelle et aux questions de l’écriture féminine. La soirée s’est conclue par la signature des œuvres de la poétesse, dans des moments intimes où les participants ont échangé des salutations chaleureuses lors d’une cérémonie de thé organisée en l’honneur des invités.